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NOTRE DAME DE L'IMMACULEE CONCEPTION

 

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Notre-Dame de l'Assomption, ou la véritable histoire de l'église

L'orthographe actuelle de Curgies apparaît sur une cartouche en 1349.

 

Rose-Marie Bultot, Curgissienne pure souche (elle habite la maison construite par son Grand-père voilà plus de cent ans), a effectué un important travail de recherche sur le patrimoine local. Elle est intarissable quand il s'agit d'évoquer l'histoire de son village, et en particulier celle de l'église Notre-Dame de l'Assomption fréquemment dénommée l'église de l'Immaculée Conception, sans que l'on en sache la raison.

Les religieux de l'ordre des Prémontrés de Vicoigne, sont, en 1143, à l'origine du village. « Prémontrés » en référence à l'abbaye fondée par Saint-Norbert en 1120, à Prémontré dans l'Aisne.

Ces religieux bâtisseurs édifièrent au XII° siècle, en forêt de Raismes, une magnifique abbaye aujourd'hui disparue, dont les dimensions étaient comparables à celles de la cathédrale de Chartres.

À cette époque, le jeune Nicolas Etienne, 16 ans, de l'ordre des Prémontrés de l'abbaye de Vicoigne fut mis en possession de la dotation de l'église de Curgies, à charge pour lui d'en mettre les terres en valeur et de regrouper les autour de l'Atrium (cimetière).

Cette église était, en fait,l'autel situé à la ferme que possédaient les Prémontrés et qui correspond maintenant à La Chasse Gosselin.

Les religieux vont acquérir des terres cultivables des frères Bordaus, en 1143, et du Chevalier Guillaume de Beausart, en 1179. Ils deviennent ainsi propriétaires de la presque totalité du village. A cette date, la superficie du domaine représente 251 ha.

En 1340, Jean de Normandie, fils aîné de Philippe le Hardi et futur roi de France,incendie le village.

En 1614, frèré Mathias Bar, curé de la paroisse, érige la Confrérie du Rosaire.

C'est d'ailleurs sous son ministère que fut construit le clocher de l'église qui subsiste encore. L'abbé Noël Carré, curé de Vicoigne, est à l'origine de la construction de l'église actuelle, en remplacement de celle édifiée deux siècles auparavant. Les travaux débutèrent en 1616 par la tour pour s'achever en 1751 par le chœur.

En 1755, « le compte des ouvrages » fut soldé par l'abbé collateur Jérôme Bondu de Vicoigne, lequel eu pour ce motif son blason.

Le blason de l'abbaye de Vicoigne « le sanglier passant », signe d'abondance, fut donc sculpté en 1755 au chevet de l'église sur le mur extérieur du choeur. II est aujourd'hui à peine visible, mais figura toutefois sur les armoiries du village.

Depuis plusieurs siècles, le sanglier de sable passant demeure la seule véritable contremarque de l'abbaye de Vicoigne.

  

À l'intérieur, des merveilles...Jusqu'en 1628, les souverains des Pays-Bas conservent le bénéfice de la seigneurie, de Curgies qui sera reprise plus tard par la famille.de Sars.

En 1789, le village est placé sous l'autorité du seigneur Charles Ignace Joseph de Sars, ancien conseiller au Parlement.

Le 19 octobre 1794, Charles Ochin, prêtre de l'ordre des Prémontrés à Curgies depuis le 15 octobre 1780, est guillotiné sur la Grand-Place de Valenciennes ainsi que cinq autres prêtres. Les motifs de sa condamnation à mort : avoir outrepassé l'interdiction de sonner les cloches à l'Angélus. Antérieurement, il avait été destitué pour avoir refuser de prêter serment à la République. A noter que les Prémontrés célébrèrent les offices jusqu'à la Révolution

L'église d'architecture simple est édifiée en briques et pierres blanches de Soignies. En revanche, l'intérieur recèle des boiseries et du mobilier inscrit à l'inventaire du mobilier classé monument historique. II en est ainsi du retable du XVIIeme siècle provenant de l'abbaye Saint Jean de Vicoigne contre lequel s'appuie un maître autel en bois polychrome; du XIXeme siècle.

Situé dans le chœur de l'église, le retable comprend en son centre un tableau représentant la Vierge et Saint Jean au pied du Christ.

C'est le porche qui est l'élément le plus ancien puisqu'il date de 1616 et 1629.

Une vingtaine de pierres tombales de religieux, seigneurs et notables sont scellées dans le dallage du choeur et au pied de la chaire. La plus ancienne date de 1616 et la dernière est celle de Maximilien Albert Joseph de Sars, seigneur de Curgies décédé le 17 septembre 1772.

La cloche d'origine a été fondue en 1732 par la maison Perdrix de Valenciennes, elle sera brisée et volée par les Allemands lors de la première Guerre Mondiale.

Le 23 août 1922, Augustine Albertine Caroline Zoé a été baptisée en présence de son parrain Charles Giard et sa marraine Zoé Pierron avant d'intégrer le clocher où cette cloche rythme les joies et les peines du village. La même année, le Pape Benoît XV proclame Notre-Dame de l'Assomption patronne de la France. En 1950, Gustave Biengille, curé du village, décide d'annexer à l'église une chapelle dédiée à Sainte-Rita dont le culte est très vivace. De nombreux fidèles venus des alentours viennent s'y 'recueillir à l'occasion de la messe dominicale.

Article écrit par Dominique Berteaux.     Publié Jeudi 07 juin 2007     - 448 visites


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