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Alzheimer
 

Quel est ce mystère que les plus grands savants n’arrivent pas à expliquer ?


Quelle est cette maladie déroutante qui en détériorant le cerveau détériore aussi la pensée, le comportement, la façon d’exister ? ; à tel point qu’on en arrive à ne plus reconnaître ses parents quand ils en sont atteints.

 

 

Quel est ce mystère que les plus grands savants n’arrivent pas à  expliquer ?

 

 

Où se trouve le « moi profond » ?

Comment accepter que la pensée ait un support anatomique, qu’elle soit faite de liaisons entre cellules nerveuses, et d’échanges de médiateurs chimiques ?

 

 

Notre nature humaine ressemble à tout l’univers, elle est construite sur un mode d’altérité :

 

·        Il n’y a un positif que parce qu’il y a un négatif
·        Il n’y a du beau que parce qu’il y a du laid
·        Il n’y a du bon que parce qu’il y a du mauvais
 
Quand nous disons quelque chose, il y a toujours une petite voix en nous qui dit : « en fait tu peux penser le contraire ». C’est à ce prix que nous sommes libres, libres de dire oui en ayant la possibilité de dire non, libres de dire du bien parce que nous pouvons dire du mal.
L’Alzheimer détruit progressivement les barrières de notre comportement ; la petite voix qui parlait tout bas dans notre tête se met à parler tout haut ; le « moi profond », le « moi » qui décide, le « moi » raisonnable, le « moi » conscient, le « moi » qui aime n’est plus là que par intermittence et ce que nous paraissons ne correspond plus à ce que nous sommes.

 

 

Qu’il est difficile d’accompagner un proche atteint de cette maladie car à  certains moments on a envie d’hurler sa détresse, et on ne peut que redoubler d’amour, de tendresse, d’humilité, de partage du vécu et de réconfort mutuel.

 

 

« Notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur et Il connaît toute chose » (1Jn 3, 20)

Article écrit par philippe dekoker.     Publié Jeudi 04 octobre 2007     - 201 visites



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